En librairie

Faut-il inclure des « e » à la fin de tous les mots masculins que nous employons afin de lutter contre la domination masculine ? Que veut-on dire, au juste, lorsque l’on parle d’écriture inclusive ? Et est-ce que ce que l’ « on » veut dire est la même chose que ce que « je » veux dire ? En revenant à l’idée féministe selon laquelle il faut se placer à la frontière entre sphère privée et sphère publique si l’on veut subvertir les pratiques et discours aliénants, cet essai considère quelques paradoxes de la condition féminine contemporaine, qui pourraient bien être ceux de la condition humaine. A travers l’évocation d’une série hétéroclite de situations de communication, la narratrice constate que l’enfer est en effet pavé de bonnes intentions et s’aperçoit que le marquage identitaire de la langue lui rappelle de bien mauvais souvenirs. Ces souvenirs sont les siens, ceux de sa famille, mais ils appartiennent aussi à l’histoire du pays dont elle parle la langue. Et si c’était là, au croisement de nos récits individuels et collectifs, que se situait la plus grande source d’énergie renouvelable dont nous disposons pour continuer à produire du sens tout en préservant le monde qui nous a été transmis par des millions de livres écrits sans points médians ?

Le début de l’essai se trouve ici. Il sera publié dans son intégralité chez Intervalles le 20 mars 2020.

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